Kery James : Ambassadeur de la langue française dans « À Vif »

Choof-Kery James

Mardi 20 mars 2018. Devant une salle comble, le rappeur Kery James mettait à l’honneur la langue française dans sa pièce « À Vif« . Pendant plus d’une heure le comédien défendait la négative sur la question « L’Etat est-il seul responsable de la situation actuelle des banlieues en France? ».

En cette fin de mois de la francophonie, c’est Kery James qui était, mardi 20 mars 2018, l’ambassadeur de la langue française au théâtre du Merlan. Alors que Leïla Slimani, représentante personnelle de la francophonie parcourait le monde pour promouvoir la langue française, à Marseille, c’est un autre combat de mot qui se joue.

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« J’manie la langue de Molière, j’en maîtrise les lettres«  rappait Kery james dans son morceau « Banlieusards ».

Pas de rap, cette fois c’est au théâtre que l’artiste s’engage. Dans la petite salle du quatorzième arrondissement de Marseille c’est face à un public aussi attentif que diversifié que la pièce  » A Vif » est attendue. Et c’est sous la forme d’un concours d’éloquence entre deux avocats, que le rappeur a choisi de creuser son sujet de prédilection: la situation des banlieues. Une table et quelques livres, deux pupitres et une question affichée en arrière plan « L’État est-il seul responsable de la situation actuelle des banlieues?« . C’est dans ce décor minimaliste que la pièce débute. Dans son costume deux pièces gris, Kery James lance la première réplique. Il est Soulaayman Traoré, avocat qui défend la négative à la question affichée et si les premières répliques sont très sérieuses, le comédien Yannick Landrein vient trancher par son humour. Il est l’avocat parisien qui défendra la positive.

À Vif : Un trait d’union entre la banlieue et le théâtre

Education, ascension et déterminisme social, victimisation et banlieue. Pendant plus d’une heure les sujets sont décortiqués, les idées préconçues sont déconstruites, si bien que le public pris à parti, est parfois indigné, parfois amusé des références. « Le but est d’interpeller le public, de l’amener à réfléchir sur la situation des banlieues et de l’éducation » témoigne le rappeur à la fin de la pièce, le temps d’un débat. Pour le personnage Yann Jarraudiere, avocat parisien qui a grandi dans les beaux quartiers de la capitale, c’est l’Etat qui a instauré des inégalités et creusé le fossé entre les banlieues et le reste de la France. De l’autre côté, Soulaayman Traoré, banlieusard, estime que le mal des banlieues est imputable aux banlieusards eux mêmes, qui se complaisent dans leur rôle « d’éternels délaissés« . Si les deux avis sont tranchés en début de pièce, plus le ton est vif, plus les avis se confondent et se nuancent. En cela réside tout le parti pris de Kery James : sortir des certitudes.

Dans le fond, la pièce n’apporte pas de réponses exhaustive mais invite le spectateur à nuancer sa pensée et ses propos. Sur fond de débat virulent et engagé, le rappeur glisse certaines de ses références musicales comme « Constat amer » ou encore « Lettre à la république » qui clôturent la pièce et conjuguent son passé de rappeur à son nouveau rôle de comédien. Finalement le poète a réussi son pari : réunir un public melting-pot où se mélangeait son public de toujours, des amateurs de théâtre ou simplement des curieux venus le découvrir sur les planches.

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