Victor Fouquet : un artiste peintre connecté

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Ce jeune artiste peintre de 28 ans installé à Marseille depuis 2016 s’est lancé le défi de se bâtir une crédibilité dans le domaine artistique en trois ans. Son arme ? La plateforme de partage d’images et vidéos : Instagram. Avec une communauté de plus de 1000 abonnés, l’artiste 2.0 a su utiliser l’application populaire comme outil de travail.

L’héritage de sa mère, un ancien directeur de la maison de la culture de paris et de la musique, qui avait. Mais la première Pearl River fois, leur rencontre seulement aura quelques instants d'éveil. Il n’y a pas eu de femme, mais lorsque j’étais en france, je me voyais toujours, même à côté de mes enfants.

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« Instagram ça permet d’avoir un portfolio constamment en ligne et facilement consultable pour presque tout le monde. »

Instagram c’est l’outil 2.0 qui permet de s’internationaliser depuis la cité phocéenne. Victor Fouquet, employé au Fonds Régional d’Art Contemporain de Marseille et artiste peintre en parallèle l’a bien compris. Depuis son atelier marseillais, il peint des toiles et décide à quelle heure celles-ci seront postées sur son compte instagram. Cette application de partage de photos et de vidéos est devenue pour les jeunes artistes comme Victor, un véritable tremplin : l’occasion d’afficher ses œuvres et d’élargir son audience. Parmi ses abonnés actuels, se mêlent beaucoup de jeunes artistes et des amateurs d’art.

 J’ai un carnet où je me dis que tel jour à telle heure je vais poster cette toile, qu’elle a tant de likes au bout de 24h, que tant d’abonnés l’ont aimé, ça me fait un pourcentage de likes au bout du compte. Je me suis aperçu que c’était 30% de mes abonnés qui aimaient à chaque fois. C’est hyper encourageant et ça booste la confiance en soi. Je n’ai pas besoin d’avoir une audience énorme pour avoir beaucoup de retours et c’est un super indice.

Le temps d’une peinture postée, ce marseillais d’adoption troque ses pinceaux et ses toiles pour se concentrer sur sa stratégie de com’. Véritable phénomène de mode ou nouvelle forme de communication ? Avec cette plateforme, le jeune homme de 28 ans
s’est saisi des nouveaux codes de sa génération pour promouvoir ses œuvres. Cet outil accompagne le peintre depuis 2016, année durant laquelle il s’est lancé dans son activité. A l’origine, ce natif de Tours s’est d’abord aventuré vers une formation d’ébéniste pour poursuivre dans des études de design. Après quelques années dans sa ville natale, il décide de s’installer à Paris afin de se former aux métiers de l’artisanat. Toujours dans une démarche artistique, il quitte la capitale et s’expatrie quelque temps au Mexique pour s’imprégner des techniques de peinture. Mais c’est en 2016, après des vacances à Marseille et un passage dans le quartier culturel du cours julien, que ce jeune artiste y pose ses valises pour se lancer dans la peinture.

 

« Assure tes arrières avant de dégager un vrai salaire avec la peinture »

Bien que cet amoureux d’art ait toujours aimé peindre, l’envie d’en faire son activité principale a finalement émergé plus récemment. « Sans passer par les beaux-arts, je me suis dis qu’il fallait que je trouve d’autres moyens pour y parvenir, et du coup, être dans le compromis « . Pendant une année, l’artiste peintre a enchaîné les CDD dans le secteur culturel, notamment au MUCEM (Musée des Civilisations de l’Europe et de la Méditerranée) et au FRAC (Fonds Régional d’Art Contemporain). « Pour moi le but de fonctionner avec ces contrats c’est d’avoir la liberté de gestion de mon temps ». Tout en gardant à l’esprit que son métier n’est qu’un  » moyen  » pour élargir son réseau de personnalités du milieu culturel marseillais, il multiplie en parallèle ses productions artistiques.

 

Une success story à l’américaine !

Parmi ses modèles de réussite, Victor compte l’artiste new-yorkais Bradley Théodore, rencontré lors de son passage à Paris il y a un an.  » Il faisait des peintures murales sur les façades de magasins gratuitement, il boostait son insta avec ça et faisait beaucoup de communication « . Fort de sa notoriété virtuelle, Bradley Théodore s’est fait repérer par des personnalités du milieu artistique mais se faisait très rare. Durant cette période  » d ‘absence « , le new-yorkais a travaillé sa technique et une fois sa patte graphique trouvée, il est retourné en extérieur.  » 3 ans plus tard, il vend des toiles entre 50 et 150 000 euros  » se réjouit Victor. « L’agent de ce type m’avait dit tu t’enfermes pendant deux ans et tu produis à fond. Une fois que tu as assez de toiles, tu te frottes au milieu et tu te mets en retrait. Une fois que tu as compris qui est qui, tu cibles les bonnes personnes ». Des conseils que le jeune peintre a précieusement gardé et qu’il commence à appliquer.

 

« Y croire ça ne se fait pas en un claquement de doigt, ça demande du boulot d’aller vers les autres pour démarcher, instagram ça m’a boosté là-dessus »

Si le jeune peintre s’est donné trois ans à Marseille pour se construire une crédibilité, un an et demi après, l’heure est au premier bilan.  » Marseille c’est pas aussi bouché qu’à Paris parce que c’est moins formel. C’est plus facile de démarcher des clients mais ça reste qu’une étape et pas une finalité « . Si Victor a pu exposer à Marseille, notamment au plan M, une association qui accueille des artistes dans le cadre du festival POC, le marseillais de cœur se laisse encore un an pour accroître ses productions et pouvoir démarcher des galeries plus en vue à Paris, en Italie ou à Londres.

Soukaïna Skalli

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