OM : l’histoire d’une ferveur

Choof-Om

Ce 16 mai 2018, la ville de Marseille tremble sous les chants des supporters de l’Olympique de Marseille. 25 ans après son sacre européen en Ligue des Champions, l’OM affrontera ce soir l’Atlético Madrid en finale de la Ligue Europa. L’occasion de revenir sur l’histoire du club marseillais et de son célèbre 12ème homme…

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L’histoire du club phocéen  

Si l’OM est aujourd’hui le club de football le plus supporté par les français, cela n’a pas toujours été le cas. C’est en 1897 que le club de football est crée sous le nom de Football Club de Marseille. En 1899, il prendra le nom actuel d’Olympique de Marseille et les couleurs qui le symbolise aujourd’hui. Blanc et bleu. Durant toutes ces années, le club a réussi à s’imposer comme une équipe mythique, incontournable du paysage sportif français. Une emblème pour les marseillais, un modèle pour tout les supporters sportifs. La recette d’une telle adoration : cohésion, histoire et popularité. Un club vivant, avec une dynamique et un jeu qui va souvent droit au but! L’ambiance lors des matchs est inégalable et l’histoire de ce club en est marqué à jamais. « Notre histoire continue », « tous unis pour l’exploit »,  » tous ensemble » , ces slogans que scandent les supporters lors des événements sportifs au Stade Vélodrome et à l’extérieur, expriment également la ferveur des marseillais pour le club. Une ferveur qui ne diminue pas d’année en année.

Un engouement historique 

L’Olympique de Marseille a de très nombreux supporters dans le Sud mais également dans tout le pays. On parle même de meilleur public de France, celui qui incarne cette ferveur marseillaise. Sans celle-ci, l’OM ne serait certainement pas le club qu’il est aujourd’hui. Dans les années 80, la ville de Marseille voit se développer des groupes de supporters. Pour le club phocéen c’est surtout une vague d’Ultras venant d’Italie qui donnera plus tard naissance à plusieurs groupes de fans, toujours actuels. Ces collectifs, appelés aussi « 12ème Homme », sont l’emblème même de cette passion autour de l’OM. Yankees. Ultras. Fanatics. MTP. Dodgers…

 

Si cette ferveur gagne les supporters de génération en génération c’est aussi parce qu’être supporter de l’OM c’est une fierté. Une fierté, une mentalité et un état d’esprit.  Pour Nicolas, choisir le club des Ultra était un choix identitaire : « Le CU84 est le plus vieux mouvement ultra en France. C’est grâce à ce groupe que les supporters peuvent désormais chanter, brandir des drapeaux et regarder les matchs debout que ce soit à Marseille ou partout en France. Ils se sont inspirés des Italiens et ont importé leur culture au Vélodrome. » Si à l’époque, les gens allaient au stade pour se détendre et bavarder, comme ils le faisaient au théâtre, les Ultras en investissant le Vélodrome, ont redonné une dynamique au club.

L’ambiance qui règne aujourd’hui lors des différents matchs de l’OM, que ce soit en match national ou européen, est inimitable. Propos de René Malleville :

 

 

 Une passion de génération en génération

Pour beaucoup de supporters olympiens, ce soutien indéfectible au club est une véritable histoire de famille. Une passion qui se transmet de génération en génération et qui fait du stade Vélodrome et de l’ensemble des supporters un véritable patchwork tant culturel que générationnel. Un héritage de la passion dont Manon, marseillaise de 32 ans, garde des souvenirs émus. « Ma passion pour l’OM vient de mon père et mon grand-père qui regardaient les match de l’OM. C’est mon père qui m’a amené pour la première fois au stade Vélodrome, j’avais 7 ans. C’était une sensation incroyable de découvrir autant de monde, autant de bruits, de chants… », se souvient-elle. »De là j’ai suivi l’OM chaque année. » Lorsque l’on aborde la notion de transmission de cette passion, la réponse de cette supportrice fuse. « Ma fille a 4 ans et honnêtement je pense qu’en grandissant elle ne pourra pas y échapper. Elle a déjà son maillot, elle sait que Papa et Maman vont au stade 1 week-end sur 2, que l’OM , en général, c’est les blancs et qu’à chaque but qu’on marque on la fait voler dans les airs. Je pense que ça se transmet comme ça parce que ça fait partie de la vie marseillaise. Si tu aime Marseille, tu aimes l’OM ! » Des souvenirs, des moments de vie partagés en famille qui, bien au-delà de l’amour du football, fédèrent et se perpétuent.

 

 L’OM se féminise

69. Cela fait maintenant 69 ans que les femmes peuvent voter. Depuis 1944, la femme a progressivement et laborieusement pu acquérir un certain nombre de droits afin de prétendre à une place décente aux coté des hommes. Pourtant, au XXIème siècle, les inégalités existent toujours et malgré une lutte acharnée de certaines, le manque de considération perdure et cela à différents niveaux. Il suffit de rechercher « supportrices de l’Olympique de Marseille » sur Google pour s’apercevoir que pour certains, les mots sport et femme ne peuvent s’associer que sous des apparences dénudées.

Et pourtant, de nombreuses femmes passionnées du ballon rond soutiennent avec ferveur l’Olympique de Marseille. C’est le cas, par exemple, des « cagoles » groupe uniquement féminin de supporters fondé le 8 mars 1997 ayant pour but de légitimer celles que l’on oublie trop souvent. Pour « délirer » tout d’abord sous des regards parfois moqueurs et inquisiteurs puis progressivement, au fil des années, elles se sont fait une réputation, aux yeux de tous et sont devenues les incontournables des rencontres. Certaines essaient comme Najet Rami, commentatrice de 29 ans, de se faire une place dans un monde empli de testostérones et de préjugés. La volonté paye. Connue sur twitter pour ses commentaires sans langue de bois, elle est une des intervenantes régulières de l’émission hebdomadaire du Phocéen.

 

Quand la culture s’approprie le football

Si d’accoutumée c’est dans les stades que les banderoles sont brandies et les chants des supporters scandés, cette fois c’est au musée que le football est mis à l’honneur.  Face à l’engouement grandissant des supporters de foot, le Musée des Civilisations de l’Europe et de la Méditerranéenne a répondu par une exposition audacieuse: Nous Sommes Foot.

Près de 4,7 millions de téléspectateurs ont suivis depuis leurs écrans, la demi-finale de l’Europa League le 3 mai dernier. Une forte audience qui s’explique par la ferveur des olympiens face à leur club. Un hommage qui leur a été rendu le  11 octobre dernier au Mucem puisqu’il a accueilli en son sein «  Nous sommes foot » une exposition sur le foot mais pas que. Son rapport à l’histoire, à la religion, aux sociétés méditerranéennes et au fanatisme parfois.

Parce que l’Olympique de Marseille est pour les marseillais une religion, c’est toute cette passion autour du ballon rond qui s’est cristallisée pendant plusieurs mois dans ce musée. Naît de la volonté de retranscrire la pluralité du foot : foot bussiness, foot passion, foot ultra…, l’exposition détenait près de 400 œuvres récoltées sur près de 4 ans et qui témoignaient du poids historique du sport mondial le plus populaire.

Aurore Murat

Anaïs Murat

Clémence Boeuf

Soukaïna Skalli

 

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