Hong-Kong: un bracelet pour la liberté?

Comme le Covid-19 s’est offert un petit tour du monde, Choof est allé rencontrer nos compatriotes retenus à des milliers de kilomètres de chez eux. Voici le témoignage de Natalie, cette française au double passeport chinois, confinée à Hong Kong.

Si les médias brossent un portrait d’une Chine sévère et ultra réglementée suite à la propagation du virus, il faut savoir que toutes les régions, jouissant chacune d’un degré d’autonomie différent, ne sont pas soumises aux mêmes règles. Le gouvernement de Hong-Kong a donc décidé de compter sur le bon sens de sa population en choisissant de ne pas imposer de confinement strict. Les habitants peuvent sortir dans la rue et se rassembler jusqu’à quatre personnes, bientôt huit. Ils peuvent aller au restaurant ou dans les commerces en respectant les gestes barrières et les consignes de sécurité. Même si l’ambiance reste détendue, les mesures prises ont été renforcées, concernant notamment l’arrivée de voyageurs

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Le 25 mars dernier, les frontières ont été fermées aux non-résidents, à l’exception de ceux arrivant de Chine continentale, de Macao et de Taïwan. Pour les personnes fraichement débarquées, un système de traçage a été mis en place très rapidement. Si certains dénoncent une violation des libertés individuelles, Natalie se sent, quant à elle, rassurée par ces précautions prises par les autorités. Alors qu’elle était en road trip en Asie, la propagation du virus et l’annonce du confinement l’ont obligée à modifier son itinéraire et à se rendre rapidement à Hong Kong. Elle raconte :

« Les autorités ont fourni à tous ceux qui arrivaient à l’aéroport, un bracelet doté d’un QR code. »

Natalie

 » Lorsque nous sommes rentrés de Malaisie avec mon compagnon, on a dû se mettre en quarantaine chez nous pendant 14 jours. Pour nous  » surveiller « , les autorités ont fourni à tous ceux qui arrivaient à l’aéroport, un bracelet doté d’un QR code. Ensuite, on a dû télécharger une appli du gouvernement sur le portable que l’on a pu supprimer à la fin de notre quarantaine. Chaque jour, à des moments aléatoires de la journée, on recevait un ou plusieurs messages de l’appli qui nous demandaient de scanner notre bracelet. Comme ça, ils détectaient si on était toujours dans les limites du périmètre que l’on avait tracé avec le GPS. On n’a pas eu l’impression de se faire traquer, c’était plutôt une mesure prise pour être sûr qu’on ne quitte pas l’adresse qu’on avait fournie aux autorités en arrivant. Certains vont dire que cela bafoue nos libertés, mais ce n’est pas du tout l’impression que j’ai eue. Ça m’a même plutôt rassurée que cette mesure ait été prise, car même si nous comptions respecter strictement cette quarantaine, ce n’est pas le cas de tout le monde, malheureusement… « 

Si la Chine a été le point de départ du virus au mois de décembre, la population ne comptabiliserait, d’après ladepeche , 4632 décès pour un peu plus de 80 000 cas au dernier recensement. En comparaison avec la France qui afficherait 130 000 malades et plus de 20 000 morts. Natalie explique cette modeste contamination par la réaction rapide des autorités, mais aussi celle des habitants.

Discipline et réactivité de la population

 » Je trouve que Hong-Kong s’en est plutôt bien sortie, malgré qu’il n’y ait pas de confinement imposé. Sachant qu’il s’agit d’une ville avec l’une des plus grandes densités de population au monde (7,5 millions d’habitants sur 1000 km2) et qu’elle est à proximité du premier épicentre Wuhan. On en est pourtant à moins de 1050 infectés, parmi lesquels de nombreux cas dits  » importés  » et à seulement 4 morts depuis janvier, moment où les choses semblaient devenir vraiment sérieuses en Chine. Pour moi tout ça ce n’est pas seulement dû aux mesures du gouvernement.

« Je trouve qu’il y a une grande différence culturelle en temps de crise entre les Hong Kongais et les Français. »

Bien sûr beaucoup de tests ont été mis à disposition des habitants, la prise de température et l’obligation de fournir une déclaration sur sa santé ont été imposées dès l’arrivée à l’aéroport, ainsi que dans les écoles et lieux publics. Les bureaux officiels, musées, stades, ont été fermés dès le mois de janvier. On a surtout pu compter sur la discipline et la réactivité de la population. Hong Kong a gardé en tête le traumatisme de l’épidémie du SRAS de 2003, les gens ont donc pris ça très au sérieux dès le début. Je trouve qu’il y a une grande différence culturelle en temps de crise entre les Hong Kongais et les Français. « 

Des habitants habitués

 » Par exemple le port du masque est devenu un geste automatique même pour un simple rhume en temps normal, afin de ne pas contaminer son entourage. Ils ont donc eu le réflexe de se protéger dès l’annonce d’un semblant d’épidémie en décembre, sans avoir attendu les mesures prises par le gouvernent. Les commerces aussi se sont adaptés pour pouvoir rester fréquentables. Par exemple la plupart des restaurants et centres commerciaux prennent la température quand on y entre, on peut y trouver du gel hydroalcoolique gratuit et des tapis désinfectant pour les chaussures. Et finalement, même les compagnies privées ont pris des dispositions d’elles-mêmes, comme passer au télétravail, dès le mois janvier. Ainsi l’économie a certes ralenti, mais n’a jamais cessé de tourner. « 

Natalie et son compagnon ont choisi de rester à Hong Kong le temps que la situation en France se rétablisse et que les risques de contamination diminuent davantage. Le déconfinement annoncé pour le 11 mai dans l’hexagone se fera de manière très contrôlée avec des mesures prises au compte goute qui ressemblent quelque peu à celles décidées à Hong Kong au début de l’épidémie. L’état d’urgence sanitaire, lui, reste prolongé jusqu’au 24 juillet.

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